Histoire et bibliographie

Le nom de Parthenay émerge au XIe siècle, même s’il existe des traces de peuplement local remontant à l’âge du fer. Decouvrez l'histoire de Parthenay à travers le temps et ses ouvrages.

Le nom de Parthenay émerge au XIe siècle, même s’il existe des traces de peuplement local remontant à l’âge du fer.

Au Moyen Âge, les seigneurs de Parthenay figurent parmi les nobles les plus puissants du Poitou. La ville est assiégée et pillée plusieurs fois lors des guerres de Cent Ans et de Religion. Elle n’échappe pas aux persécutions raciales et religieuses, comme la rumeur des puits empoisonnés par les lépreux et les juifs en 1321.

Les seigneurs ont édifié des églises de style roman, comme Notre-Dame-de-la-Couldre, dont les sculptures se retrouvent aujourd’hui dans des musées jusqu’aux Etats-Unis. Ils ont aussi construit un château, ainsi qu’un système étendu de fortifications, en particulier, la porte Saint-Jacques, qui reste emblématique de la cité : le quartier commerçant qui se situe à cette époque au-delà de cette porte, dans la Vau Saint-Jacques. Il doit son nom au fameux pèlerinage de Compostelle, puisqu’à son retour d’Espagne en 1174, le seigneur Guillaume IV avait fondé une Maison-Dieu pour l'accueil des pèlerins. Un ensemble de maisons à pans de bois des XVe et XVIe siècles s’y trouve toujours préservé. Au début du XIIe siècle, Aymeri Picaud, moine du prieuré de Parthenay-le-Vieux, est justement l’auteur du guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un autre moine parthenaisien, Coudrette, avait quant à lui rédigé le « Roman de Mélusine ».

Le plus grand parthenaisien de l’Ancien Régime reste le maréchal de La Meilleraye, neveu de Richelieu et surintendant des finances sous Mazarin. La ville est réputée pour sa production textile, ses tanneries, et surtout le négoce des bestiaux. Une activité liée au paysage environnant de la Gâtine, terre de bocage humide et d’élevage : la race parthenaise émerge alors et se développe.

 

Lors des guerres de Vendée, la ville se trouve disputée entre les troupes de Lescure et Westermann. En 1822, le Dr Ledain participe au complot républicain du général Berton. Prosper Mérimée visite Parthenay en 1840 : il fait protéger comme Monuments historiques l’église de Parthenay-le-Vieux et la façade de Notre-Dame de la Couldre.

Au XVIIIe et XIXe siècles, d’importants travaux font sortir la ville de son aspect médiéval, en particulier grâce au démantèlement du château, à la destruction de portes fortifiées, et au comblement des fossés, où sont aménagés des grandes places publiques, les actuelles places du Drapeau et du 11-Novembre. Désormais sous-préfecture, Parthenay connaît son premier développement industriel (scieries, métallurgie…) et se modernise sous la Troisième République (marché couvert, abattoir, usine à gaz, adduction d’eau, jardin public…). D’autre part, l'activité économique et l’équilibre urbain se déplacent, suite à l’inauguration du Pont-Neuf (1852), l’arrivée du chemin de fer (1882), le percement de l'avenue de la gare et la première extension de la ville en dehors de ses vieux faubourgs. Dans les années 1880, Prosper Jouneau initie sur place la production des faïences de Parthenay, objets d’art de grande réputation. Ernest Pérochon, futur prix Goncourt en 1920, a enseigné à l’Ecole normale de Parthenay. En 1927 a lieu la première fête de Pentecôte, qui va devenir avec sa cavalcade un moment populaire et traditionnel de forte animation.

 

Parthenay, qui abritait la garnison du 114e RI, est un centre de mobilisation en août 1914. En 1938-1940, elle accueille successivement des réfugiés espagnols, des soldats polonais et des victimes de l’exode. Occupée par les Allemands, sa gare est bombardée avant sa libération en 1944. Un groupe de résistants locaux de l’Organisation civile et militaire, autour d’Eugène Brisset, est brutalement arrêté en 1943.

Parmi les maires de Parthenay les plus remarquables, citons les noms de Louis Aguillon, un anticlérical militant sous la Troisième République, et Robert Bigot, une personnalité attachante.

Le développement industriel et urbain se poursuit après 1945 : c’est à Parthenay que s’établit la première production des pâtes Panzani. Si des activités traditionnelles disparaissent (tanneries), d’autres se transforment (agro-alimentaire, métallurgie). La ville s’étend considérablement dans les années 1960 et 1970. Le Palais des Congrès apparaît comme l’édifice public majeur de cette période. Le transfert en 1973 du marché aux bestiaux de la place du 11 novembre vers le site de Bellevue marque une rupture majeure.

Depuis les années 1980, la ville se préoccupe de préserver son patrimoine (restauration des remparts, secteur sauvegardé) et d’accroitre son attractivité et son rayonnement, par exemple avec la création de festivals très fréquentés (FLIP, De Bouche à oreille, …).