Musée de Parthenay

Le musée municipal, qui porte le nom du collectionneur et amateur d'art parthenaisien, Georges Turpin, vous accueille au sein du quartier médiéval. Vous y trouverez ses collections permanentes mais aussi des expositions temporaires.

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La suite du FIL...

Dossier thématique

Panzani




L'entreprise Panzani

Jean Panzani (1911-2003) est un expert-comptable né à Paris qui sera blessé pendant la deuxième Guerre mondiale en 1940 et sera démobilisé chez la famille de sa femme à Niort. C’est là qu’il commencera à fabriquer des pâtes alimentaires. Il va créer l’entreprise Panzani en 1946 à Parthenay et développer de nouveaux concepts comme le conditionnement des paquets sous cellophane et pas en carton comme toutes les autres marques.

Il va utiliser les services du publiciste Hervé Morvan (1917-1980) entre les années 1952 et 1956.

La plaque publicitaire en faïence, signée de la fabrique de faïence de Parthenay et d’Hervé Morvan, reproduit une affiche de ce dernier représentant deux fourchettes portant chacune une toque de cuisine et entortillées de spaghettis. D’ailleurs ce motif a été reproduit aussi sur des buvards. Le musée possède un exemplaire représentant le même motif.

Céramiques de Parthenay

Céramiques de Parthenay est une entreprise parthenaisienne. A la fin de la deuxième Guerre, ce sont en réalité deux faïenceries qui sont créées, soutenues par l'industriel Maurice Bernard (des Ateliers de la Chaînette). Deux de ses filles s'installent avec leur époux céramistes à Parthenay : Jacqueline Bernard et Claude Pagnier vont créer pendant deux ans une production variée. Sa deuxième fille Micheline et André Foa s'installent dans l'ancien moulin Brossard et créèrent la société "Céramique de Parthenay" qui fermera ses portes en 1955.

Afin de diversifier leur production et recherchant une meilleure rentabilité ils entreprennent la fabrication d’objets publicitaires. Ils ont ainsi travaillé pour des entreprises de spiritueux à Cognac, mais surtout pour des commerces et industries locales comme Aubrun ou Panzani.

 

Hervé Morvan (1917-1980)

Ce peintre et décorateur fut élève, pendant quatre ans à Paris, de l'Ecole des Arts Appliqués à l'Industrie. Il commença sa carrière comme architecte de décors de cinéma. Après la guerre, il travailla surtout pour les affiches de cinéma, puis pour diverses sociétés industrielles, marques d'essence, etc., en tant que concepteur de campagnes publicitaires.

Il a participé à des expositions à Paris: 1946 cinémathèque nationale, 1964 Salon des Artistes décorateurs, Bibliothèque nationale, 1972 Hôtel de la Monnaie, 1980 Salon des Indépendants, et à l'étranger : Vienne, Munich, Bratislava, Berlin, Londres, Biennale de Venise. Des expositions personnelles lui ont été consacrées: à Paris au Salon de l'Imagerie et au musée des Arts décoratifs, ainsi qu'en 1978 à la Bibliothèque nationale et en 1979 au musée de Brest. Le musée de Dieppe a organisé une rétrospective en 1981. Il a reçu en 1960-1961 le prix Martini et le Grand Prix de la publicité. Il fut surtout reconnu pour son œuvre d'affichiste: "Perrier", "Thé Eléphant", "Galettes Saint-Michel", "Biscuits l'Alsacienne", « Machines à laver et réfrigérateurs Brandt », "Air France", etc. (Bénézit, p. 883)

Dans les collections du musée de Parthenay on retrouve d’autres œuvres de ces artistes : un cendrier avec des pâtes Panzani (n° inv. 2009.7.4) ainsi que des moules pour la fabrication de l’entreprise de faïence, et des buvards et couvre-cahier (n° inv. 2004.3.1 et 2007.10.11) ainsi qu’un sac en jute (n° inv. 2007.13.1).

Retrouvez toute l'histoire de Panzani dans la vidéo ci-dessous créée par l'association parthenaisienne Terre Deux-Sèvres.

Et découvrez la chaine Youtube et les autres vidéos sur Parthenay.





Où sont les femmes ?
Une oeuvre à la loupe

La duchesse de la Meilleraye

Qui suis-je ?

Je m’appelle Marie de Cossé-Brissac. Ma mère était Guyonne de Ruellan et mon père François de Cossé, duc de Brissac, Pair et grand panetier de France. Je suis née en 1621 au château de Brissac, dans l’actuel département de Maine-et-Loire, à quinze kilomètres d'Angers. Très jolie demeure, elle appartient encore à ma famille aujourd’hui.

J’ai trois sœurs et cinq frères.

J’ai rencontré Charles à Port-Louis. Mon père a demandé l’accord de Richelieu avant d’accepter le mariage. J’ai épousé Charles de La Porte alors que je n’avais que 16 ans, en 1637. Il était veuf et avait un jeune enfant. Ma dot a été de 400.000 libres (l’équivalents de plus de 7 millions d’euros) ainsi que le gouvernement de Port-Louis.

Nous n’aurons pas d’enfants et j’ai élevé celui de mon mari qui avait cinq ans.

Grâce au statut de mon mari, je deviens maréchale puis baronne de Parthenay en 1641, puis duchesse en 1663. Pour me faire plaisir il a fait décorer mon appartement à l’Arsenal auparavant occupés par Sully, avec des belles peintures et des dorures. J’aimais aussi fréquenter les salons littéraires.

A Parthenay nous avons commandé la construction du convent des Capucins (les lieux sont occupés aujourd’hui par le collègue du Marchioux). Notre beau château se trouve à La Meilleraye, sur la commune de Beaulieu-sous-Parthenay.

Je serai veuve un an plus tard, à 44 ans. Je resterai vivre à Paris dans un hôtel particulier.

Les gazetiers (journalistes de mon époque) comme Tallemant m’ont décrit comme étant « jolie » et que je « chantais bien », mais aussi « coquette, badine et follette ».  Saint-Simon a dit que j’avais « beaucoup d’esprit » (bon, d’accord, c’était mon neveu !). Et on a beaucoup raconté à mon sujet, pas toujours des mots gentils et on m’attribue une aventure avec le cardinal de Retz, même avec Richelieu…

Je décède à Paris le 14 mai 1710. Mon corps est enterré dans l’église des Célestins à Paris, alors que mon cœur est retourné à Brissac.

Qu’est-ce qui est représenté sur le tableau ?

Ce tableau est peint à l’huile sur une toile et possède un cadre en bois sculpté doré à la feuille d’or.

Il mesure H. 81 cm ; L. 66 cm

Il s’agit d’un portrait d’apparat. Le peintre m’a représentée en buste sur un fond uni, foncé aussi par le temps. J’ai le teint claire, les cheveux châtains avec des reflets auburn, les yeux de couleur noisette et j’ai une petite bouche rouge et charnue.

Je suis habillée selon mon rang, et ma coiffure est ornée d’un arceau de perles peu commun. Ma robe noire est rehaussée de fourrure d’hermine et est agrémentée de plusieurs rangs de perles ainsi que d’une croix faite de pierres précieuses. Je porte des boucles d’oreille en forme de larme ou de poire, un collier de perles autour du cou et deux bracelets en diamants dans chaque bras. Mes mains fines ne portent pas de bagues et je tiens un éventail à ma main gauche.

Une couronne, symbole de mon duché, est posée sur un petit meuble à ma gauche.

Et afin de ne pas perdre mon souvenir, j’ai fait inscrire mon nom en haut du tableau.

Comme je suis déjà duchesse mais que je suis habillée en noir, peut être que le tableau a été peint après mon veuvage en 1664.

Le musée de Parthenay m’a donné le n° inv. 2009.1.1. qui correspond à un achat réalisé sur le marché de l’art à Paris en 2009 grâce à l’aide financière de l’Etat.

 

Qui a peint ce tableau ?

Plusieurs artistes m’ont peint, comme Pierre Mignard ou Juste d’Egmont.

Le tableau a été restauré car le vernis avait beaucoup noirci, mais à cette occasion aucune signature n’a été mise en évidence.

Sur le plan stylistique, l’œuvre ressemble beaucoup aux autres portraits de femmes de la noblesse ou dames du royaume, assez stéréotypés et peu psychologiques, conservés dans les collections publiques et datant de la première moitié du XVIIe siècle : des portraits au visage plutôt rond encadré de boucles, peu marqués aux épaules, la gorge dégagée, portant un collier de perles.

L’auteur de ce portrait doit se trouver dans l’entourage des Beaubrun, Simon Vouet, Mignard ou de Simon Renard de Saint-André.

L’hypothèse retenue aujourd’hui est que ce tableau aurait été peint par les frères Beaubrun, mais on ne le saura peut-être jamais.





Jeu #DevineTonMusee

L'objet curieux qui vous a posé questions sur les réseaux sociaux était une plaque d'insculpation.

Qu’est-ce que c’est ?

Une plaque d'insculpation est une plaque souvent en cuivre (parfois en cuivre argenté ou en plomb) sur laquelle l’administration fiscale de la Garantie consigne le poinçon de chaque orfèvre, son nom et son numéro d’enregistrement afin d’en garantir la validité et l’unicité.

Document officiel, la plaque d'insculpation devait conserver les empreintes des marques des orfèvres et servait pour le contrôle des métaux précieux, des objets fabriqués et protéger l'acheteur de possibles contrefaçons. C’est ainsi que pour lutter contre la fraude, une législation est instaurée dès 1260 et l’obligation d’apposer la marque de la communauté est décidée en 1275 à Paris et en 1318 en province. La Loi du 19 brumaire an VI (9 novembre 1797) mettra en place une nouvelle législation qui est encore en vigueur.

La plaque de Parthenay présente une forme rectangulaire en cuivre jaune portant, sur deux colonnes, les noms et les poinçons des dix orfèvres de Parthenay de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. L’emplacement de ces colonnes est un peu surprenant car la liste commence en bas à gauche et se poursuit en haut à droite, peut-être parce qu’ils avaient prévu d’ajouter un texte ou une décoration qui n’a jamais eu lieu.

Pour la fabriquer, on a martelé le cuivre, puis on l’a gravé et poinçonné des noms et des poinçons des orfèvres en creux.

Qu’est-ce que le poinçon d’un orfèvre ?

Le travail de l’or et de l’argent a toujours été très surveillé par le pouvoir central. Afin d’assurer ce contrôle, chaque orfèvre devait avoir sa propre marque portant ses initiales.

Tous les orfèvres étaient tenus de faire insculper son propre poinçon, revêtu de ses initiales et de son symbole. Ils devaient déposer l'empreinte de leur poinçon utilisé pour les objets d'or ou d'argent auprès de l'administration compétente, afin de les faire agréer. Après la Révolution française, ces poinçons prendront une forme de losange.

La plaque de Parthenay a l’exceptionnalité de présenter les poinçons des orfèvres de l’Ancien Régime et ceux choisis postrévolutionnaires. Ils se présentent avec un numéro suivi de l’initiale du prénom puis du nom de l’orfèvre (et il faut souvent lire « J » à la place du « I » à l’exemple de I N BIGET pour Jacques-Nicolas) .

 




Comment étaient organisés les orfèvres ?

Pour l’Ancien Régime les orfèvres étaient organisés comme beaucoup d’autres métiers et commerçants en corporation ou « jurande », ainsi ces artisans appartenant à un même métier étaient rassemblés. Ils organisaient la formation des nouveaux apprentis et le système était dirigé par des maitres orfèvres, avec une réglementation des prix.

Nous avons des témoignages de la présence d’orfèvres à Parthenay dès le XVe siècle. Il s’agit de marchands. La jurande de Parthenay a été créée en 1725 avec la présence de cinq orfèvres en ville, afin de contrôler la qualité du travail. Ce n’est qu’en 1745 qu’ils obtiennent la contremarque (un nouveau poinçon) avec la lettre « P » surmontée d’une lettre date (qui permet de dater les œuvres) et d’une couronne.

Qui, quand, comment ?

Grâce à un document des archives nous savons que le fournisseur de la plaque s'appelait Louis Marenne qui était poêlier à Parthenay : il est « payé au citoyen Maranne, poêlier pour une plaque de cuivre destinée à insculper les poinçons des orfèvres de ce canton ». Prix payé : 2,10 francs.

La commande de la plaque date du 5 ventôse an VIII, donc de 1800.

Cet artisan, né en 1765 est aussi connu pour avoir fourni des lanternes et réverbères à la commune mais surtout pour avoir fabriqué une girouette en cuivre installée sur la porte de la Citadelle de Parthenay.

La plaque appartenait à la bijouterie Hyacinthe Drû, né en 1804 à Parthenay, orfèvre comme son père. Georges Turpin a récupéré son fonds composé de 34 pièces d’orfèvrerie (essentiellement des matrices d’orfèvrerie) qui font partie du fonds à l’origine de la collection du musée de Parthenay.

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En raison de la crise sanitaire actuelle, le musée est fermé au public jusqu'à nouvel ordre.

Les collections médiévales et d'époque moderne

Le premier étage vous présente l'histoire locale du Moyen Age au XVIIIè siècle illustrée par une maquette.

Des céramiques de différentes époques, une collection de monnaies, des objets archéologiques ainsi que de l'orfèvrerie sont également à découvrir.

Les collections d'époque contemporaine

Le deuxième étage est consacré à l'époque contemporaine (du XIXè siècle à aujourd'hui). 
Une maquette relatant le développement de Parthenay à partir des années 1960 vous est présentée. Une collection unique retrace l'histoire de la faïencerie parthenaisienne avec les oeuvres de Prosper Jouneau, d'Henri Amirault et d'Edouard Knoëpflin.

Pour les enseignants

L'animatrice culturelle du musée, met en place des activités pédagogiques adaptées en fonction de vos objectifs. Un mode d'emploi vous présente toutes les activités concernant les collections permanentes.

Pour les expositions temporaires des livrets pédagogiques qui permettent de guider et d'attirer les élèves sur certains points de l'exposition ainsi que des animations en rapport avec le thème de l'exposition et le programme scolaire, sont créés.

Hors temps scolaires

Le musée offre aussi à tous les publics de nombreuses animations et évènements gratuits tout au long de l'année, des visites-animations, des conférences, des visites commentées, des accueils de groupes.
N'hésitez pas à nous contacter pour d'éventuels renseignements supplémentaires.

La boutique

Vous trouverez dans notre boutique des cadeaux originaux pour tous les budgets : monnaies, catalogues, carnets, bijoux uniques en céramique (attention, le stock de bijoux s'épuise...).

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